lundi 6 octobre 2008

À l'arrivée...


C'est la première fois que j'ai la joie de voir le paquet que nous avons envoyé arriver à destination (au-delà des mers), dans un nouveau cadre... et de nouveaux enthousiasmes (introducing Samba & Tango). C'est très encourageant et agréable. Merci, amie lectrice, de m'en faire profiter en prenant la peine de faire une photo.

vendredi 26 septembre 2008

On n'arrête pas le progrès


Au fait, j'en profite pour signaler que, cédant aux pressions nombreuses et appuyées, les Éditions Dans L'Engrenage sont visibles sur Facebook, pour celles qui en sont...
À bientôt de t'y croiser, amie lectrice :
http://www.new.facebook.com/pages/Editions-Dans-LEngrenage/

Patience et Sarah, Isabel Miller


C'est un livre particulier à bien des égards. D'abord, parce qu'il a été autopublié en 1971 à New York et diffusé de la main à la main, dans des associations de femmes (par exemple les Daughters of Bilitis, voir billet précédent sur Del Martin intitulé In Memoriam), avant qu'un éditeur s'y intéresse. Il est devenu ensuite au cours des années un succès international, en tant que l'un des premiers romans dont le sujet soit explicitement l'homosexualité féminine et/mais présentée de manière positive. Aujourd'hui, cela paraît moins important, mais il faut encore une fois se replacer dans un contexte où les rares évocations d'amours sapphiques finissaient au mieux dans le chagrin et les larmes, au pire dans le sang et la damnation éternelle.
C'est également l'histoire romancée de deux amantes ayant réellement existé, au début du XIXe siècle en Amérique du Nord et, de ce point de vue, une curiosité en soi: avait-on jamais imaginé des pionnières de la conquête de l'Ouest en couple, en train de se construire un lit (qu'elles ne tarderont pas à casser gaiement dans de manifestement très heureuses circonstances)?
Histoire d'amour reconstituée par Alma Routsong (sous le pseudonyme de Isabel Miller), une américaine divorcée, elle-même tombée amoureuse d'une coparoissienne. Visitant un jour un musée d'art populaire, elles découvrent des peintures exposées au-dessus d'un pannonceau présentant l'auteure comme ayant vécu de son art avec sa compagne fermière, à laquelle elle était "liée par un attachement sentimental".
L'histoire d'amour de Patience et Sarah s'est perpétuée ainsi, de femmes en femmes, d'écho d'histoires d'amour et de couple, jusqu'à devenir un opéra, et à être traduite un peu partout.
Une première traduction française était parue dans les années 1970 chez Grasset (rien de moins!), entreprise par un écrivain un peu prude (à moins que cela n'ait été l'éditeur...) qui montrait nos deux protagonistes rougissantes quand elles étaient humides en V.O., qui "oubliait" les évocations sensuelles, etc.
D'où l'intérêt de notre nouvelle traduction, intégrale et conforme au travail de l'auteure, particulièrement sur la relation sentimentale et les allusions érotiques, ainsi que sur l'aspect de reconstitution d'une époque, de ses moeurs. Il fallait aussi, à notre sens, rendre l'épaisseur des personnages, puisqu'elles sont issues de deux milieux sociaux très différents, l'une sait écrire et lire, l'autre non, elles ne parlent pas de la même manière, n'appréhendent pas le monde avec les mêmes yeux. Bref, elles sont réunies essentiellement par la force de leur amour et ce qu'il leur donne le courage de faire ensemble.
Au-delà de cela, on peut aussi y voir une très belle et très contemporaine expression de l'identité de genre assumée, à travers le personnage de Sarah, flamboyante de liberté intérieure et de détemination.
Je sais aussi que ce livre a été très important pour toute la génération de femmes qui nous a précédées (la mécanicienne est née la même année que ce livre!), comme je l'écrivais plus haut, puisqu'enfin deux femmes s'y aiment ouvertement et avec bonheur; le sachant épuisé depuis des années en français, nous avons été heureuses de contribuer à rendre disponible une pièce maîtresse de l'histoire de la littérature lesbienne.
Enfin, l'auteure étant décédée dans les années 1990, j'ai eu avec Elizabeth, sa compagne de l'époque de l'écriture de Patience et Sarah, des rapports chaleureux et enrichissants, et j'ai éprouvé une grande émotion à prendre ce trésor de la main de cette délicieuse vieille dame pour te le tendre et le mettre dans ta main, amie lectrice.

samedi 20 septembre 2008

In memoriam

Une pensée pour une femme étonnante: Del Martin, née en 1921 et décédée fin août. Cette américaine a très tôt milité pour la cause lesbienne, en créant avec sa compagne Phyllis Lyon et d'autres en 1956 une association, les Daughters of Bilitis, destinée à soutenir les homosexuelles - pas une mince affaire, si tu te remets dans le contexte de l'époque aux États-Unis... Et elle a vécu une vie d'engagement exemplaire, jusqu'au bout, puisqu'elle a défendu le droit au mariage civil en Californie jusqu'à pouvoir épouser légalement (et en grande pompe) le 16 juin 2008 l'amour de sa vie, Phyllis, avec laquelle elle a partagé sa vie pendant 55 ans. C'est aussi à elle que je pense en ce moment. Je te souhaite, amie lectrice, et je nous souhaite une vie aussi bien remplie que celle de Del Martin.
(Dans la video qui suit, Del est dans le fauteuil roulant, et Phyllis le manoeuvre).

dimanche 24 août 2008

Récréation 3


Je te souhaite, amie lectrice, un aussi doux dimanche que possible.
(Quant à Séverine, elle ne pourra plus dire qu'elle ne connaît pas Ani Difranco!)



Découvrez Ani DiFranco!











(extrait:)
Dimanche matin

De lents battements fourmillent
Par les grilles
Des fenêtres ouvertes
Des œufs cuisent
Des jambes tremblent
D’être restées si longtemps
couchées
Dimanche matin
Nous lisons toutes les deux
En levant les yeux de temps en temps
Levant les yeux de temps en temps

Dimanche matin
Tu es occupée de ton côté
Et moi du mien
Les mots prononcés
Plutôt une formalité
Car nous ressentons que
Nous sommes en phase
Dimanche matin
Des draps encore chauds
Des chatons se pressent
Autour de nos pieds
La vie coule tranquillement
Ta douce compagnie
La rend parfaite

Musique et paroles Ani Difranco.

Merci Suzan Alsner.

dimanche 10 août 2008

Contes de fées



Nous avons créé en 2005 une collection de romans d’amour. Je vois parfois, ou j’entends, des personnes qui, ayant en main l’un des titres de cette collection (intitulée Romance, enveloppée de rose bonbon, avec des titres romantiques), s’écrient, “Ah, le résumé au dos du livre me donne envie de le lire, mais j’espère-que-ça-ne-sera-pas-trop-rose”. J’ai toujours envie de répondre : “Si tu n’aimes pas le rose, n’achète surtout pas de livre rose.”
Les romans à l’eau de rose souffrent d’une réputation (et j’emploie à dessein le terme de réputation) détestable. Ils sont méprisés, tournés en dérision ou placés dans les derniers sous-sols de la littérature. Or à mon très humble avis, la bêtise n’est pas là où on le croit. Le roman rose est, comme souvent les littératures populaires, un genre codifié. Très codifié, même, point commun à ce qu’on appelle les paralittératures (en France). Cela signifie qu’il obéit à une conception, une grille, du début à la fin, relevant de règles précises. L’intérêt étant évidemment de suivre ces règles, parfois de les renouveler, et surtout de les transgresser.
Ce que les dénigreurs du roman sentimental oublient souvent, les pauvres, c’est le lecteur et son rapport avec ce type de livres. Les couvertures romantiques, les titres suaves, l’habillage des couvertures, le nom des collections, les arguments développés par le récit et présentés en résumé, tout est cohérent, et c’est amusant de constater qu’on puisse en être dupe, croire que cela n’est pas fait exprès pour être reconnaissable. Donc, si l’on choisit un livre dont le titre évoque la passion sensuelle, l’amour infini, le rêve ou la princesse charmante, l’ivresse des sens etc., que la couverture présente des couleurs chaudes bouillantes, avec des baisers langoureux, des décors de rêve… on sait ce qu’il y a dedans. Une complicité tacite et réciproque s’établit entre le lecteur et l’auteur. Le lecteur de romans codifiés recherche précisément cela, le rapport avec ce code, le fait qu’il le connaisse, qu’il soit capable de le décrypter, la lisibilité de l’ensemble… (En d’autres termes, il aime savoir le lire, comme un enfant qui vient d’apprendre à lire éprouve un plaisir très particulier à ouvrir un livre à présent qu’il est sûr de savoir le lire). Il en attend ensuite variantes et dévoiements, car dans cette configuration-là, il est complètement libéré et peut jouir des personnages, parce qu’il les domine, peut les comprendre en un clin d’œil, s’identifier et mettre en branle son imagination. Son cerveau.
Si certaines littératures populaires ont réussi, ces dernières années, à sortir de la déconsidération, tels le domaine policier ou la science fiction, ce n’est pas encore le cas du roman d’amour. Pourtant, au-delà de sa précieuse vertu d’évasion et des développements imaginaires, il présente de plus en plus une dimension politique que je m’étonne de ne pas voir plus souvent soulignée. Dans le genre en général, où historiquement, les femmes ont le premier rôle, il a parfois précédé et annoncé la réalité de l’évolution de la place des femmes dans la société : les personnages féminins ont gagné en indépendance par rapport aux hommes, à la famille, au statut social et professionnel. Et sont passés de la passivité à l’action, voire au pouvoir. Leur sexualité s’ouvre et se libère, gagne en audace.
Et pour le cas des romans d’amour lesbiens, il faut reconnaître plusieurs faits essentiels. D’abord, c’est largement le terreau sur lequel une grande partie du mouvement littéraire lesbien a pu prendre racine, car il s’agissait à la fois de se réapproprier des stéréotypes amoureux hétérosexuels, mais aussi de les réinvestir et de les réinventer.
Ensuite, parce que l’écriture des scènes érotiques est un enjeu en soi et appartient presque dès sa naissance à la problématique du roman rose lesbien, à la différence du modèle hétérosexuel. Une originalité qui ouvre des horizons à la réflexion, non?
Enfin, puisque les littératures populaires, comme leur nom l’indique, s’adressent aux masses... La littérature lesbienne a pu toucher un public plus vaste, elle s’est démocratisée, avec tout ce que cela comporte : la visibilité, le bien-être psychologique pour certaines (ça compte, quand même, non ?), l’affirmation d’une vie normale (à travers le paradoxe de la “vie de rêve”), la venue à la lecture d’une catégorie de lectrices qui ne trouvaient pas de quoi leur en donner le goût…
Comme beaucoup de gens (des femmes, des hommes, des manuelles, des intellectuelles, le responsable de la chaîne de fabrication, Nathalie Sarraute et toi, amie lectrice), nous aimons de temps en temps ouvrir un bon roman sentimental en savourant à l’avance la fin heureuse qui nous attend, avec des femmes qui se découvrent, se séduisent et finissent par s’aimer… comme si c’était simple.

Merci Beth.

lundi 28 juillet 2008

D'où sors-tu ?




Tu me demandes parfois qui je suis, comment je suis arrivée là, qu'est-ce que c'est que toute cette histoire d'engrenage...
Si tu le permets, je vais donc te parler un peu de moi. Lorsque je faisais mes études, comme elles duraient et se multipliaient (longues et pluridisiplinaires), il fallait bien que je trouve le moyen de les financer. De la même façon que beaucoup d'étudiants, j'ai fait toute sorte de petits boulots, dont je t'épargnerai la liste, rassure-toi. L'essentiel étant qu'un jour, j'ai commencé à travailler pour des éditeurs. J'étais correctrice-relectrice pour certains, réécriveuse pour d'autres, écrivain-fantôme, etc. Tant et si bien que j'ai fini par avoir l'opportunité de créer et de diriger une collection (que tu as peut-être connu : Hors Piste, chez Odin éditions). Cela m'a permis de concrétiser un projet ancien qui me tenait à coeur : faire découvrir aux lectrices françaises l'espagnole Lola Van Guardia. J'avais démarché beaucoup d'éditeurs, en vain. J'ai donc vu dans la création de cette collection l'opportunité de réaliser enfin ce projet. Après avoir publié la trilogie barcelonaise (L'Inavouable secret de Karina, Piétinez pas le gazon!, Dix petites oies blanches), une écrivaine madrilène très douée, Carlota Echalecu (Les Yeux de Beatriz), entre autres, j'ai choisi de tourner la page Odin…
(J'ouvre une petite parenthèse pour te signaler, si tu ne t'en es pas aperçue, qu'on peut retrouver ces plumes espagnoles, parmi d'autres encore, dans le recueil de nouvelles Pars avec elles paru aux Éditions Dans L'Engrenage.)
Quelques mois plus tard, je dus me rendre à l'évidence: sans projets éditoriaux, je m'ennuyais ferme. Alors naquit l'idée, puis concrètement la maison Dans L'Engrenage, grâce aux encouragements de ma chère et tendre ainsi qu'au soutien de mes parents et de François, le talentueux auteur des couvertures d'Odin à l'époque, et aujourd'hui des nôtres. Restée en contact avec une auteure dont j'avais beaucoup aimé le manuscrit, Lucie Brocard (qui nous a toujours encouragées et qui, je pense et j'espère, sera très prochainement de retour), et un oeil traînant toujours sur ce qui se passe de l'autre côté des Pyrénées, les Éditions Dans L'Engrenage se lancent en 2003 avec un titre gay et un titre lesbien, (Le Saut de grenouille, de Lucie Brocard, numéro 0 du catalogue).
La roue dentée était lancée, j'avais mis le doigt dedans, puis le bras, et tout le reste a suivi. Même toi, amie lectrice. Sois-en remerciée.


Merci François Warzala.

jeudi 24 juillet 2008

Pourquoi des bonbons ?


Une petite précision: ce ne sont pas n'importe quelles sucreries, mais de la réglisse, et surtout des réglisses fourrées, un genre de bonbon qui n'a pas de dénomination très définie en français, une composition de réglisse et de fondant coloré. Pas étonnant, c'est typiquement britannique, les Liquorice All-sorts.
Nous avions envie de montrer l'heureux mélange que constitue Cara et moi entre le noir et les couleurs, le grave et le léger, le crucial et l'accessoire, le fait que ces opposés trouvent là l'expression de leur interdépendance.
Cela ressemble aussi à Pen, qui n'est pas la dernière à aimer le sucré...
Enfin, c'est un clin d'œil à un autre personnage du roman, Jo Butler (tu comprendras en lisant, amie lectrice), qui semble secondaire mais possède une dimension profonde et incontournable.

Allez, tu n'as plus qu'à le dévorer!

(Merci Sayuri.)

Cara et moi -et moi


Lorsque j'ai lu Cara et moi (qui s'appelle Hood en version originale), j'ai connu un grand moment de lecture. J'ai tout de suite eu envie de le partager avec toi, amie lectrice. Chose qui a pris du temps, car je l'ai lu pour la première fois en 2000 ou 2001, il me semble. Comme quoi, j'ai de la suite dans les idées, pour reprendre une expression de ma mère.
C'est un livre écrit avec une grande intelligence, qui se manifeste autant dans le récit pur que dans son agencement, l'ensemble témoignant d'une belle sensualité. Tout a son importance, du chèvrefeuille qui encadre la porte de la maison au vieux coussin jaune sous le hamac, du bruit de la chatière à celui des robinets de la baignoire.
Le sujet universel et on ne peut plus intime permet à l'auteur, Emma Donoghue, un contrepied (ou contrechant, car elle manifeste une grande attention à la dimension sonore) élaboré, tout en restant très attentive à son lecteur, pour qui la lecture est aisée, riche, originale. La semaine la plus importante de la vie de l'héroïne, Pen, se déroule au rythme de ses interrogations, de ses souvenirs (toujours au présent, un moyen de les rendre très vifs, souci capital eu égard au contexte! Alors que le présent est... au passé).
Elle rend aussi de manière magistrale la dimension érotique d'une relation lesbienne à long terme, et ce n'est pas la moindre des qualités de ce roman. Nous sommes trop habituées à avoir les oreilles rebattues de l'excitation de la rencontre, de la nouveauté, de l'établissement des affriolantes prémisses de la relation, et à l'opposé de l'horrible, menaçante, écrasante (à mon humble avis mythique, tel le croquemitaine) LBD (Lesbian Bed Death, un concept né de la réflexion (?) de certaines de nos amies anglosaxonnes -Merci, Pepper Schwartz!- en français Mort du Lit Lesbien, autrement dit raréfaction ou disparition des rapports sexuels dans les vieux couples... J'en entends rire à gorge déployée.)
Et puis j'ai aimé ressentir de plus près ce qu'était l'atmosphère dans la très catholique capitale irlandaise des années 1970 et 1990, avec ses rebelles tête nue (les féministes, les militantes lesbiennes, alternatives...) ou tête dissimulée sous le capuchon du strict manteau des convenances (Penelope qui tisse, rapièce ou rabiboche les étoffes bigarrées qui composent l'amour de sa vie, avec le fil de sa lucidité et de son humour irrésistible). Au son des Variations Goldberg, dans la version de Glenn Gould, 1955 (je te l'ai mise ci-après, si tu veux l'écouter).
Il ne me reste plus qu'à espérer que, quelque part, là où tu es, Cara et moi t'émeuve et te régale autant que moi.





(Merci François pour ces couvertures de rêve!)

vendredi 18 juillet 2008

Impatientes !

Les cartons de livres sont arrivés hier, et je dois avouer que toutes sans exception, nous brûlions d'impatience... même la plus jeune d'entre nous -laquelle, à deux mois et cinq jours, ne sait pourtant pas lire. Mais ça viendra, n'est-ce pas? La preuve:




Les paquets commencent à partir et très bientôt, amie lectrice, tu découvriras la magnifique écrivaine qu'est Emma Donoghue.

mardi 15 juillet 2008

Ça vient !


Le texte fini, la couverture prête, tout est parti chez l'imprimeur. Ouf. Et puis le tourbillon reprend, bon à tirer, relectures... Après un saut à l'imprimerie pour participer au calage de la couverture (pour l'expliquer brièvement, nous sommes là pour demander des réglages de couleur précis au technicien qui manipule l'énorme machine afin que le rendu de l'impression convienne à ce que nous en attendions, sachant que la couverture sera ensuite recouverte d'un vernis sélectif, notre spécificité), le moment arrive où nous allons recevoir les livres. Toujours un moment de stress (est-ce que tout s'est bien passé ? N'a-t-on rien oublié ? Le transport n'a rien abîmé ? Etc. etc.)
En attendant, il reste à te prévenir, amie lectrice, à mettre le site internet à jour, à référencer l'ouvrage chez tes libraires préférés, à préparer les premiers envois.
Tout ça pour dire que tu devrais l'avoir en mains à partir de lundi !

vendredi 27 juin 2008

Busy busy


Quoi, déjà presque un mois ? Mais qu'est-ce qu'elle fabrique ??
Elle fabrique un livre. Là, nous sommes plongés dans ce qui s'appelle un bouclage : on travaille comme des forcenés pour parvenir au résultat escompté : un roman que tu vas adorer.
Il mérite (comme chacun de ceux que nous publions ;-)) le meilleur de nous-mêmes, et que nous ne ménagions ni nos efforts ni, surtout, notre temps.
Et s'il nous en reste, on donne un coup de main à Papa et Maman qui déménagent...

Merci The Library of Congress.

vendredi 30 mai 2008

Où se cache-t-il, celui-là ?


Lorsque tu lis le dernier livre paru aux Éditions Dans L'Engrenage, amie lectrice, tu nous fais souvent l'honneur de regarder, à la fin, la liste des ouvrages que nous publions. Souvent, tu en découvres que tu ne connaissais pas encore, et tu te dis : Tiens, bizarre, moi qui croyais les avoir tous lus, il y en a un nouveau, comment cela a-t-il pu m'échapper, vite, il me le faut !
Et là, patatras : ton libraire t'annonce que non, ce livre n'existe pas, il n'est pas dans sa base de données. Quoi ?
Nos livres ont une durée de vie de plusieurs mois, et les pages sur lesquelles figurent les titres au catalogue ont vocation à t'informer au mieux. Par conséquent, lorsqu'un livre paraît, il porte parfois, quelques semaines à l'avance, mention de titres encore à paraître, pour rester "à la page" le plus longtemps possible sur le catalogue.
N'hésite jamais, amie lectrice, à nous demander si un livre est disponible, quand il le sera, etc. Et si tu es timide ou pressée, reporte-toi au catalogue en ligne sur notre site : l'avantage c'est que là, il est toujours parfaitement à jour sur tous les livres que nous te proposons.
Et merci de ta patience, amie lectrice : le prochain arrive !

Merci Lady Bird Books.

mercredi 28 mai 2008

Festival de Cannes

Oui, on a beaucoup parlé du Festival de Cannes, amie lectrice, on nous en a même peut-être un peu rebattu les oreilles — comme chaque année au mois de mai.
Cependant, il y a des perles prometteuses (par exemple l'année dernière, Naissance des pieuvres, de Céline Sciamma, sorti en DVD et dont tu as forcément entendu parler) et, cette année, XXY, un film argentin de Lucia Puenzo, (enfin un nouveau film sur l'intersexualité) dont voici la bande annonce :

dimanche 25 mai 2008

Du repli


Une fois n'est pas coutume, nous étions présentes au "Festidays" de Mimizan (cf billet du 26 avril 08).
Pourquoi n'est-ce pas une coutume ? Parce que nous évitons les manifestations de nature exclusivement commerciale, et en particulier les salons.
Dois-je préciser que, bien entendu, je ne vis pas dans un monde angélique, nous avons besoin de vendre nos livres et ne subsistons pas (que) d'amour et d'eau fraîche. Mais l'on peut se ménager la liberté de poser les limites "éthiques" dans lesquelles l'on souhaite travailler, et accesoirement se mouvoir.
Nous n'allons presque pas dans les salons d'abord parce qu'à notre goût, nous n'avons déjà pas assez de temps : nous rechignons donc à le consacrer à d'autres choses qu'aux livres à proprement parler.
Ensuite, nous avons choisi de nous consacrer aux littératures lesbiennes par engagement*, pas pour tirer profit d'une catégorie de la population. Et les salons, outre leur organisation par des entreprises éloignées de nos préoccupations (qui, en plus, voudraient nous voir servir de caution "intellectuelle" ou "culturelle" à des rassemblements purement commerciaux tout en nous demandant des sommes exorbitantes), nous associent à des produits très loin des nôtres : je n'ai toujours pas compris ce qu'un vin rosé pouvait présenter comme particularité pour être homosexuel et, surtout, ce que nos livres faisaient à côté de ces caisses de vin...
Car amie lectrice, à nos yeux, tu n'es pas une consommatrice, mais quelqu'un qui met autant d'elle-même dans la lecture de nos titres que nous en avons mis, nous, auteure, traductrice, éditrice, designer, toutes celles et ceux qui font un livre.

* Je reviendrai sous peu sur ce sujet.

Merci Bastian/View Askew

vendredi 16 mai 2008

Journée mondiale de Lutte contre l'homophobie


Cette année, la journée mondiale de lutte contre l'homophobie, initiative du Français Louis-Georges Tin, (en anglais, ça s'appelle IDAHo - International Day Against Homophobia), a pour thème la lesbophobie. Un terme très clair pour une réalité qui ne l'est pas pour tout le monde. Pourtant, il me semble que toutes les homosexuelles ont eu, à un moment ou à un autre, à souffrir de l'expression implicite ou explicite de l'hostilité d'une autre personne, hostilité fondée sur l'orientation sexuelle.
Je souhaite, amie lectrice, que cela ne t'arrive pas. Je souhaite aussi que cela ne m'arrive plus. Donc, demain est une journée consacrée à la sensibilisation de l'ensemble de la population sur ce phénomène dont on parle très peu, mais qui peut détruire des êtres. Et même dans nos pays riches et démocratiques. Même dans le pays des droits de l'homme et de la femme. Nous ne sommes pas toutes riches, belles, célèbres, entourées d'une famille aimante, d'amis ouverts et de collègues sympa. Certain député estimait récemment que nous étions "un danger pour l'humanité."
Un rappel: être homosexuel conduit en prison dans 86 pays et à la peine de mort dans 7. (source: rapport 2008 sur l'homophobie d'État de l'ILGA - International Lesbian and Gay Association - www.ilga.org )

vendredi 18 avril 2008

Festidays de Mimizan



Dans une revigorante station balnéaire des Landes, Mimizan, que je te recommande si tu aimes l'océan et la nature, nous sommes allées fin mars à ta rencontre, amie lectrice, pour le festival FESTIDAYS. Chargées de livres et accompagnées de notre unique (et précieuse) auteure française, Lucie Brocard (Le Saut de grenouille et Cave n°55), nous avons monté un stand tout de rose vêtu, fleuri et sucré pour te recevoir dignement. Et tu es venue, timide ou très à l'aise, en terrain connu ou nous découvrant, et nous avons parfois un peu bavardé. Tu as choisi quelques livres, mais n'as jamais osé demander à Lucie de te dédicacer le sien, lorsque tu l'avais en main. Alors je te l'ai proposé, et chaque fois tu as rougi en disant, oui, merci, j'aimerais bien qu'elle me le signe. Et tu as murmuré ton prénom, ou celui de l'amie à qui tu le destinais.
En rentrant, beaucoup plus tard, nous étions toutes réjouies de ces rencontres souriantes, de l'intérêt que tu as eu pour nos livres, du plaisir de se connaître, tout simplement.
À bientôt, amie lectrice.

Photo 1 : Lucie Brocard fourbit son stylo.
Photo 2 : L'éditrice revient de la plage.

jeudi 17 avril 2008

Récréation 2

Pour le plaisir des yeux (et des oreilles), le travail magnifique d'un artiste numérique, Philip Scott Johnson.

mardi 15 avril 2008

Les petits mots...


... que tu prends la peine de m'envoyer de temps à autre, amie lectrice, me sont un baume au cœur. Qu'ils prennent la forme de mails, de quelques phrases au coin d'un bon de commande, de lettres ou de coups de fil, ces mots amicaux, chaleureux et encourageants éclairent notre journée et nous redonnent du cœur à... l'ouvrage.
Merci à toi, Christine, Stéphanie, Mylène, Élisabeth, Lucie, Christiane, Nathalie, Anne-Sophie, Véronique, Céline, Lucie, Nicole, Marion, Christelle, Sylvie, Frédérique, Julie, Catherine, Danièle, Cathy, Ghislaine, Isabelle..............................

mercredi 2 avril 2008

Faire-part


Tu dois te douter que dans la vie d'une maison d'édition, la sortie d'un livre est un point culminant qui entraîne toute sorte d'émotions.
Nous venons de recevoir (oui, c'est comme tu l'imagines : un camion, des palettes, des cartons...) le dernier-né, COYOTE SKY, le quinzième livre de la maison, et le cinquième dans la collection Romance (un roman d'amour, donc, sais-tu en conclure). Nous avons attendu toute la journée, nous préparant à l'envoyer dès son arrivée : les enveloppes étaient prêtes, les commandes des libraires assemblées, il ne manquait plus que lui. Et le voilà, 270 g, 12, 5 cm sur 19 cm, la mine rosée et la silhouette bien nette.
Nous vérifions de près la façon, si la fabrication est à la hauteur de nos exigences (notre imprimeur est bien placé pour savoir qu'elles sont pointues, le pauvre).
S'engage alors une course pour sacrifier aux obligation légales (envoi d'exemplaires à la Bibliothèque Nationale de France, à l'auteure, à l'éditeur d'origine dans le cas des traductions, à la traductrice, au designer...), et satisfaire au plus vite nos clientes et clients.
Nous veillons toujours à faire partir les commandes dans leur ordre d'arrivée, afin de ne pas créer de jalousies déplacées parmi les libraires (si, si, il arrive qu'on nous soupçonne de favoriser celui-ci ou celle-là !) Deux précautions pour veiller à l'équité et à la satisfaction valent mieux qu'une !
De toute façon, la plupart du temps, c'est toi, amie lectrice, qui nous manifeste une confiance impatiente en nous envoyant ton bon de commande la première : voilà pourquoi tu reçois généralement ton livre la première...